Album photos "Pierre et Mohamed"





Jean-Didier Boudet, Directeur de l'Association "Les Clefs de Notre-Dame la Grande"



Francesco  Agnello, metteur en scène et musicien


Le public attentif se presse sous les voûtes de la Collégiale





Jean-Baptiste Germain, jouant ici Mohamed Bouchikhi



Francesco et son instrument, le hang



Jean-Baptiste Germain, jouant ici Pierre Claverie



Bravo à Francesco et Jean-Baptiste








(cliquer sur le lien)


Extrait du dossier de presse : 

Est-il possible de parler des religions comme facteur de paix et non de violence? L’actualité internationale vient tragiquement et régulièrement rappeler la proximité des sphères religieuses et terroristes, semblant lier nécessairement religions et violence dans une spirale de la peur et du fanatisme. A l’inverse, en Algérie dans les années 90, Pierre Claverie, né à Bab El Oued en 1938, religieux dominicain et évêque d’Oran, fut de ces hommes qui, pourtant plongés au coeur des conflits, se sont levés pour témoigner d’une autre posture. Surnommé « l’évêque des musulmans », il avait choisi face à la montée de la violence et de l’intolérance, d’être « comme au chevet d’un ami, d’un frère malade, en silence, en lui serrant la main, en lui épongeant le front ». Il fut assassiné le 1° août 1996 en compagnie d’un jeune Algérien musulman Mohamed Bouchikhi. Une mort à elle seule symbole de ce qu’il appelait « une solidarité bâtie dans le sang versé ensemble ».

 « L’émergence de l’autre, la reconnaissance de l’autre, l’ajustement à l’autre, sont devenus pour moi des hantises ». Pierre Claverie

1°août 1996. Mohamed Bouchikhi attend Monseigneur Pierre Claverie sur la corniche d’Oran pour le conduire à son évêché. Seul, au rythme des percussions et de la musique du Hang, il engage alors une réflexion sur sa rencontre avec Pierre Claverie, sur le drame algérien, sur le sens de leurs vies au milieu de cette guerre civile et religieuse. Les paroles de Pierre Claverie viennent, comme un écho à ses questions, offrir avec lucidité et conviction, une ouverture : « Découvrir l’autre, vivre avec l’autre, entendre l’autre, se laisser aussi façonner par l’autre, cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive. »


1 commentaire:

Paul-Marie Osmak-Lebon a dit…

Pour ceux qui veulent voir ou revoir ce spectacle, la pièce "Pierre&Mohammed" revient à Paris, à la crypte de Saint Sulpice, jusqu'au 28 juin 2014.